Jeudi 4 octobre 2007
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12:38
Ce matin, j'avais décidé d'aller en ville, récupérer mes bottes chez le cordonnier, mais surtout pour aller au marché où je voulais racheter quelques douceurs culinaires et cosmétiques, je
voulais aussi racheter un drap housse assorti à la parure que j'ai, couleur vert d'eau.
Ça ne devait pas être mon jour, au marché, il n'y avait plus de savon noir du hammam, je devrais y retourner la semaine dernière. Chez le boucher, il n'y avait plus d'onglet.
Je repars à moitié bredouille et file chez mon cordonnier. Pour celà, je reprend ma voiture. A croire que c'est fait exprès pour qu'on ne puisse plus circuler en voiture : les sens de circulation
sont radicalement changés, des rues sont inaccessibles,les parkings gratuits sont devenus payants, ceux qui étaient en zone verte sont devenus zone rouge.
Je trouve une place, en épi, je prends soin de garder une place libre entre ma voiture et celle d'à côté, parce que j'ai emporté la poussette canne pour Lutinette #3 et que je l'ai placé à ses
pieds et que je veux pouvoir la sortir facilement.
Je suis en train de déplier la pousette, la porte arrière ouvert, quand une voiture se pointe à côté de moi, le conducteur est bien décidé à se garer sur la place que j'avais laissée libre. En
ville, pour une raison que j'ignore, il faut toujours tout faire vite, dans la précipitation, du coup je dois m'y reprendre à plusieurs fois.
Stressée que je suis, ma poussette ne se déplie pas correctement, à force que les Lutinettes s'en servent pour jouer dans la cour (elles n'ont pas de jouets, les pauvres), une pièce lâche. Le
conducteur me regarde avec insistance, je re-stresse et marmonne "bon, en plus, celui-là il me fait chier !". Le gars baisse sa vitre (il a dû lire sur mes lêvres) et me crie "Ah non Madame, je ne
vous fait pas chier, il ne faut pas exagérer !".
Je ne suis jamais comme ça, en train d'insulter les personnes et en général je n'admets pas que l'on parle comme ça, même sous le stress. Je considère que les mots ne peuvent pas dépasser la pensée
(j'ai d'ailleurs un conflit avec quelqu'un à ce sujet). Alors je me suis sentie vraiment bête et je n'ai même pas oser lever la tête.
Honte à moi ! :-(
Pour la petite histoire, le cordonnier n'avait pas encore réparé mes bottes, j'ai dû faire un tour en ville pendant qu'il les faisait en urgence (s'il peut les faire en moins d'une heure, pourquoi
il me donne un délai d'une semaine ??). Le drap housse n'était pas disponible, il a fallu le commander.
Aujourd'hui, ce n'était pas mon jour
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