Addiction / Sonnette d'alarme

Publié le par Lutine

J'ai des périodes comme ça, je sais pas si on peut dire que c'est cyclique parce qu'il n'y a pas de régularité, où j'ai la sonnette d'alarme qui se déclanche. Ce sont des petits signes qui, lorsqu'ils sont collés les uns aux autres, me font penser que je ne vais pas très bien.
Et bien souvent, je mets un temps fou avant de m'en rendre compte.

Il s'agit des signes suivants :

Besoin de changer radicalement de tête, de silhouette, de look  :
    - besoin irresistible de me couper les cheveux tout court,
    - besoin irresistible de changer de couleur de cheveux,
    - besoin de m'acheter des habits de couleur (orange, vert, rouge),
    - besoin de m'acheter des nouveaux sous-vêtements,
    - besoin de perdre tous ces kilos disgrâcieux.

Je parle bien de besoin et non d'envie. L'envie de faire l'une ou l'autre  chose, c'est quand je me sens bien ou pas particulièrement mal, que je me supporte dans le miroir.

Parmi tous ces signes, il y en a un autre, un de mes pires ennemis : la cigarette. Et c'est celui qui m'a fait prendre conscience de mon état d'âme (éric ?! lol).

J'ai arrêté de fumer il y a presque 6 ans. Même si j'ai refumé occasionnellement une cigarette par ci ou par là, ce n'était pas irresistible, je ne me sentais pas fragile ni en danger.
Depuis quelques jours, j'ai un tel besoin, une telle envie de fumer que le goût est présent dans ma bouche en quasi permanence. Du moins je le perçois. Mais bien sûr, ce goût n'est pas désagréable, sinon je ne serais pas attirée comme je le suis.

Je résiste. Pour celà, je m'accroche à ce que je peux. Mais principalement à Lutinette #3, qui verrais mon lait pollué et je me suis toujours refusé à imposer cette connerie à mes enfants. Je râle quand je vois des gens fumer en voiture (c'est dangereux) et surtout s'il y a des enfants.

Ce n'est pas franchement le prix du paquet qui m'arrête. Je n'ai pas eu l'impression de réaliser une économie en arrêtant, vu qu'à la fin du mois, la somme n'était plus sur mon compte mais dépensée pour autre chose, alors je devrais bien trouver la somme nécessaire en me privant d'une autre chose inutile.

Ce n'est pas non plus les problèmes de santé liés au tabac. J'arrive à me convaincre que je ne serais pas plus en danger en fumant qu'en conduisant ma voiture.

Ce n'est pas non plus zhom dont je m'attirerais les foudres, ça ne représenterait qu'un sujet de dispute en plus.

Mais voilà, de plus en plus souvent, après un bon repas, au moment du café, la cigarette me manque et je lorgne sur celles des autres, ça me brûle les lèvres de demander.

Je ne sais pas encore pourquoi ni comment je résiste, mais pour l'instant, je tiens bon.

Même si je sais que ce n'est qu'une petite victoire et que toute ma vie, je serais entre deux cigarettes, mon but étant de repousser le moment de l'allumage de la prochaine le plus longtemps possible.

Il me reste donc à soigner les symptômes. Parce que :
     - je ne veux pas couper mes cheveux que je laisse pousser patiemment depuis si longtemps,
     - je ne sais pas quelle couleur de cheveux choisir et si je dois changer, ce serait pour une que je n'ai jamais eu (le noir, ça ferrait ressembler à une gothique et je devrais donc changer ma garde-robe - le blond, pfff, ça va pas m'aider à faire croire que j'ai uen cervelle et que je sais comment m'en servir)
    - je refuse de dépenser le moindre centime en habits et sous-vêtements tant que je n'aurais pas retrouver ma silhouette
    - je dois retrouver mon poids, je crois bien que c'est le seul point pour lequel je dois et vais faire quelque chose.

La lutte est donc lancée. La hache de guerre, déterrée.

Publié dans Lutine-O-kuB

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